
Mon Parcours
C’est pendant le confinement en 2020, alors que je suis en première générale scientifique que je découvre ma passion pour la création. Aimant la mode depuis petite par le biais de l’habillement, je rêvais de travailler un jour dans ce monde si pailleté de l’extérieur. Avec l’envie d’exercer un métier qui me plaît plus tard et d’essayer de tenter ma chance, je décide de m’orienter dans le design de mode. J’ai commencé naturellement par faire de l’upcycling en transformant d’anciens jeans, draps ou nappes.
L’upcycling ou surcyclage en français, c’est recycler, revaloriser des matières ou objets destinés à être jetés (vêtements, ou textiles abîmés, démodés, dont on ne veut plus) dans le but de leur donner une seconde vie, de les remettre au goût du jour et ainsi réduire leur impact environnemental.
Cette pratique devient une passion pour moi car c’est une création multi-esthétique autant dans le processus que dans l’aspect. C’est alors que mon projet « FLOCH » voit le jour, avec une première collection de quatre tenues qui me permet de me constituer un portfolio pour intégrer des études de mode.
Ainsi en 2021, je rentre en DNMADe ( Diplôme des métier dart et du design) spécialité édition (communication visuel), où je développe mes compétences en dessin, couture ainsi que mes connaissances en art, design et histoire de la mode.C’est lors d’un stage chez R/Upcycling, une marque créée par le centre de collecte et de tri le Relais Val de Seine, que je prends conscience face à moi de l’ampleur du gaspillage textile. En troisième année, lors de ma soutenance de fin d’étude, je décide d’écrire mon mémoire sur l’action écologique et de reprendre mon projet FLOCH de manière plus mature.
FLOCH
FLOCH est une marque d’upcycling que j’ai créée en 2025. C’est après trois ans d’études et de réflexion que je décide de lancer officiellement ma marque FLOCH, avec pour mission de démocratiser davantage l’upcycling sans perdre la partie artistique et conceptuelle de la création de vêtements.
FLOCH est plus qu’une marque et une esthétique, FLOCH est également une invitation à agir pour une mode plus belle et plus humaine. Qui souhaite faire de la revalorisation une évidence.
En France, il y a environ 4 500 tonnes de textiles par jour jetés tous flux confondus ce qui correspond au poids de 72 000 lave-linges (de 60 kg) ou de 90 grues (50 tonnes la grue). Parallèlement à ça, 10 millions (données 2024 source Re_fashion) de pièces neuves sont vendues par jour (habillement, chaussure, linge de maison etc..) soit environ 2 400 t/jour.
De plus une partie des microplastiques rejetés dans les océans proviennent du lavage en machine des textiles en fibre synthétique.
Pour rappel, tous produits textiles doivent normalement être déposés dans un point de collecte pour être trié correctement.
Face à cette réalité, je me dis que créée du neuf n’est plus soutenable, car est-ce qu’on peut vraiment trouver un vêtement beau lorsqu’on sait tout ce qu’il y a derrière ?
FLOCH symbolise par son nom, la goutte d’eau qui fait déborder le vase et donc l’idée que chaque action a son importance à une échelle plus vaste.
Floch n’a pas la prétention de revendiquer la « perfection » en termes d’écologie mais seulement une envie d’essayer de faire mieux avec les connaissances que l’on a sur l’empreinte de nos activités. De manière très naïve, j’ai envie de dire que c’est une goutte d’espoirs dans un océan aujourd’hui rempli de déchets.
Sources :
ADEME
RE_Fashion